La revue en ligne sur Persée et Cairn [19/09/2011] - Auteur : willy
Le fonds patrimonial de la revue, de 1983 à 2000, est consultable et téléchargeable gratuitement sur le portail de Persée
Les numéros à partir de 2001 sont consultables et téléchargeables, éventuellement en paiement, sur le portail de Cairn.info
État du site [19/09/2011] - Auteur : willy
Le site comporte la totalité des sommaires de la revue.
Les Avant-propos, qui donnent un aperçu de chaque numéro, sont édités intégralement.
Du n° 17, 1999 au n° 27, 2009, les comptes rendus sont édités intégralement, à partir du n° 24, 2006, également les résumés des articles, en français et en anglais.
Willy Gianinazzi, "Le marquis de Piennes, chambellan de l'impératrice Eugénie et informateur de Georges Sorel. Recherche généalogique et biographique", Revue de la Manche, t. 53, fasc. 211, 1er trim. 2011, p. 2-24.
Willy Gianinazzi "Georges Sorel (1847-1922)", in Dictionnaire de la violence, Michela Marzano (ed.), Paris, Puf, 2011, p. 1214-1218.
Pierre-André Taguieff, "Georges Sorel (1847-1922), Réflexions sur la violence", ibid., p. 1218-1230.
A paru en 2011, en langue polonaise, l'ouvrage suivant de Piotr Laskowski : Maszyny wojenne. Georges Sorel i strategie radykalnej filozofii politycznej (Varsovie, Wydawnictwo Czarna Owca).
Cet ouvrage est consultable dans le fonds Sorel de la bibliothèque du Musée social-CEDIAS, Paris.
Voici une présentation de cet ouvrage en anglais :
The book aims to reconstruct the political philosophy of Sorel in a way Deleuze analysed Bergson in his “Le bergsonisme”, i.e. to reconstruct key concepts, fields they operate in, their mutual interconnections. This is achieved by confronting Sorel with the texts that influenced him (Bergson, Vico, Nietzsche, Marx, James, French conventionalists – Poincaré, Duhem, Le Roy), the texts that refer to Sorel (Gramsci, Schmitt, Benjamin, Arendt) and finally with the texts that, it may be argued, deal with the issues that were explored by Sorel, and thus may give some new meaning to the Sorelian propositions (Deleuze, Agamben). The reason Deleuze is often invoked is not only that both Sorel and Deleuze referred to the same sources of inspration (Bergson, Nietzsche, pragmatism), but more importantly that the stake of their thinking seems to be the same – autonomy, singularity, and difference. The political philosophy of Sorel is presented in the close relationship with his philosophy of science, strongly influenced by the “English school” in physics (Maxwell mostly), French conventionalists, and kinematics of Franz Reuleaux from whom the concept of machine was taken. The book is meant to confront the dominating interpretation of Sorel's philosophy as irrationalist, nebulous, and in the end – protofascist. In the dialogue with Deleuze, Sorel is presented as a possible companion for antiauthoritarian thinkers and activists of our time. The “War Machines” consist of three parts: Introduction, the main essay entitled “Science – machine – symbol – myth” and the final two pages “Instead of the ending”. It is 234 pages long in the Polish edition.
The Introduction gives a general review of the works on Sorel (Schlomo Sand, the “Mil neuf cent” authors, J.L. Stanley, J.R. Jennings, Zeev Sternhell), a short biographical sketch, and the explanation of the method of the book. The main essay, divided into 45 subchapters, starts with the invocation of one of Sorel's favourite literary texts: “The Temptation of St. Anthony by Flaubert”. Then it deals with the following issues:
1. Sorel's “epistemological writings”, criticism of Newtonian paradigm in physics, Maxwellian models, and kinematics of Reuleaux.
2. Early marxist writings of Sorel.
3. Sorel's attitude towards the psychology of Lombroso.
4. “Etude sur Vico” and the position of Vico in the Sorelian philosophy.
5. The discussion with French conventionalists.
6. Bergson, the notion of durée, a difference between possible and virtual, the concept of image.
7. The morality of producers and the Nietzschean ethics.
8. The Sorelian notion of diremption, its Hegelian roots and antihegelian meaning (Sorel and Proudhon).
9. Diremption and Nietzsche's “On Truth and Lies in a Nonmoral Sense”, and Shklovsky's ostranienie (estrangement).
10. Sorel and Benjamin's “On the Concept of History”.
11. Sorelian notion of the miracle. William James and the American pragmatism.
12. Sorelian miracle and the Event of Badiou.
13. Sorelian refutation of magic. The illusions of progress.
14. Agamben and the notion of experience. Sorel and the pessimism. The philosophy of Pascal.
15. Sorelian notion of cité. The problem of dispositif. Cité as a Deluzian socius.
16. Sorel and the “strategy of desire” (Reich, Deleuze, Hakim Bey).
17. Sorelian notion of violence, as opposed to the force. The violence as a Deleuzian war machine.
18. The violence and the anger of Sloterdijk.
19. Sorelian myth. Its critics. Myth of the general strike and inoperosità of Agamben. Benjamin's “Critique of Violence”. Melville's Bartleby.
The author:
Piotr Laskowski I have got my PhD in Egyptology at the University of Warsaw (with the Oxford University reviewer of the thesis). Currently I work at the Jagiellonian University in Cracow, Poland. In 2006 I have published in Polish “Szkice z dziejow anarchizmu” (“Essays in the history of anarchism”, 2nd edition in 2007), which were very well received both by reviewers and public. I am also a co-founder of a “free school”, Jacek Kuron High School in Warsaw, its first headteacher (2006-2010), ans still a teacher there. I have written a number of articles on the libertarian pedagogy.
28 mai 2010 : Réformismes et réformistes en Europe [28/04/2010] - Auteur : willy
Table ronde
organisée par la Société d'études soréliennes, éditrice de Mil neuf cent. Revue d'histoire intellectuelle
Réformismes et réformistes en Europe 1870-1930
Vendredi 28 mai 2010 Reid Hall 4, rue de Chevreuse 75006 Paris
Entrée libre
Matinée présidée par Patrice Rolland
9h15-9h30 : Accueil
9h30-10h00 :
Christophe Prochasson : « Introduction. Nouveaux regards sur le réformisme »
10h00-10h30 :
Julian Wright : « Georges Renard, Eugène Fournière et l'historiographie révolutionnaire dans un temps réformiste »
10h30-11h00 :
Romain Ducoulombier : « L'antiréformisme de la minorité de guerre et la naissance du communisme français (1914-1925) »
11h15-11h45 :
Marion Fontaine : « Un réformisme syndical ? Le cas des mineurs français et britanniques »
11h45-12h30 :
Discussion
Après-midi présidée par Daniel Lindenberg
14h00-14h30 :
Serge Audier : « Le “socialisme libéral” de Carlo Rosselli. Les évolutions d'un socialisme réformiste, volontariste et hétérodoxe »
14h30-15h00 :
Patrizia Dogliani : « Socialisme municipal et municipalisme en Europe. Une révolution toute en réformes, 1880-1930 »
15h15-15h45 :
Jean-Numa Ducange : « Le révisionnisme est-il un réformisme ? Sur quelques aspects méconnus de la première révision du marxisme »
15h45-16h15 :
Emmanuel Jousse : « Autour du socialisme fabien »
16h15-17h00 :
Discussion
17h00-17h30 :
Jacques Julliard : Conclusions
L’historiographie du socialisme s’est beaucoup développée à partir d’une opposition politique quasi structurelle léguée par les acteurs eux-mêmes : réforme vs révolution. On s’est d’ailleurs plus souvent arrêté sur le cas des révolutionnaires que sur celui des réformistes, toujours peu ou prou accusés de dévoyer les idéaux du socialisme. Cette lecture ne va plus de soi, depuis que la révolution a cessé d’être le seul mode opératoire du changement social ou, plus simplement encore, depuis qu’elle a cessé d’en constituer un mécanisme crédible.
Dans les quinze dernières années, historiens et sociologues ont revisité l’histoire du réformisme avec des perspectives moins idéologiques, plus à même de mettre au jour des conceptions pragmatistes de la transformation du capitalisme, de sa régulation, de son aménagement voire de son dépassement.
Cette rencontre vise à faire le point sur les réformismes et les réformistes européens, à l’heure de la seconde révolution industrielle, au tournant des xixe et xxe siècles. Il s’agira non seulement de retrouver des pans de doctrine négligés, mais aussi d’en apprécier la circulation dans l’espace européen. On s’intéressera tout particulièrement aux outils et aux modalités qui assureront, selon les réformistes, le passage à un autre état social susceptible de mettre fin aux injustices engendrées par les dysfonctionnements du capitalisme : coopération, municipalisme, syndicalisme. On tentera également d’apprécier dans quelle mesure les réformismes ont pénétré ou non les cultures politiques nationales, dans quelle mesure aussi ils ont débordé de leur périmètre politique initial, le mouvement socialiste.
On devra donc mettre en évidence, autant que faire se peut, les propriétés de « l’action réformiste » et de dégager ce qui les distingue de « l’action révolutionnaire ». En un mot, la rencontre vise à tester la pertinence d’une telle opposition et la valeur de deux catégories dont la signification ne s’impose plus avec la force de l’évidence.
5-6 février 2009 : Hommage à Madeleine Rebérioux [28/01/2009] - Auteur : willy
Colloque avec le soutien de Mil neuf cent
Qu'est devenue l'histoire du socialisme ?
Hommage à Madeleine Rebérioux
5 et 6 février 2009
Assemblée nationale, salle 6217
126, rue de l'Université
75007 Paris
Colloque organisé par la Fondation Jean Jaurès et la Société d'études jaurésiennes.
Pour assister, il est nécessaire de s'inscrire en remplissant le bulletin
Programme
Présidence d’honneur : Maurice Agulhon
Ouverture : Jean-Jacques Becker
Introduction : Sudhir Hazareesingh: Qu’est-ce que le « socialisme français » ?
Première table ronde présidée par Christophe Charle : Socialisme et internationalisme
Michel Cordillot, Willy Gianinazzi, Gerd Krumeich, Frédéric Moret, Gilles Morin, Robert Paris, Claudie Weill
Rapport : Patrizia Dogliani
Deuxième table ronde présidée par Michelle Perrot : Socialisme, femmes, féminisme
Françoise Blum, Yolande Cohen, Laura Downs, Delphine Gardey, Siân Reynolds, Michèle Riot-Sarcey
Rapport : Françoise Thébaud
Troisième table ronde présidée par Patrick Fridenson: Socialisme et travail
Michel Dreyfus, Nicolas Hatzfeld, Jeremy Jennings, Edouard Lynch, Maria Grazia Meriggi, Rémy Pech
Rapport : Alain Chatriot
Quatrième table ronde présidée par Pascal Ory : Socialisme et culture
Ulrike Brummert, Marion Fontaine, Anne Rasmussen, Daniel Lindenberg, Shlomo Sand,
Rapport : Christophe Prochasson
Cinquième table ronde présidée par Jacques Julliard : Socialisme et démocratie
Alain Bergounioux, Gilles Candar, Noëlline Castagnez, Frédéric Cépède, Raymond Huard, Frédéric Sawicki
Rapport : Romain Ducoulombier
Sixième table ronde présidée par Antoine Prost : Socialisme, religion et laïcité
Bruno Antonini, Vincent Duclert, Rémi Fabre, Jacques Girault, Jacqueline Lalouette
Rapport : Jean-François Chanet
Conclusion : Jacques Revel
Hommage de Madeleine Rebérioux [28/01/2009] - Auteur : willy
À l'heure où nous nous apprêtons à rendre hommage à Madeleine Rebérioux, historienne à qui plusieurs d'entre nous, à Mil neuf cent, doivent beaucoup, comment ne pas rappeler que l'historienne qui nous a quittés voilà trois ans nous a déjà rendu la pareille, en soulignant l'affinité que nous avions avec elle, le refus du désenchantement historien ?
Au début de la préface de ses Parcours engagés dans la France contemporaine (Belin, 1999), elle écrit :
« Comment nos vies se constituent-elles ? Nos vies publiques, s'entend, politiques, intellectuelles et donc sociales. L'engagement, notion sartrienne, pratique propre aux clercs, n'est plus en vogue aujourd'hui. Les aînés regrettent souvent le temps perdu en meetings, manifestations, traque de signatures ; il leur arrive de juger fort condamnables leurs comportements de jeunesse, parfois d'âge mûr. L'ironie se mêle à la nostalgie, sinon à la condamnation : "Eh quoi ! Nous fûmes ainsi...". Les thèmes de recherche, les conduites existentielles sont sortis renouvelés de ces renoncements. Les plus jeunes se sentent moins coupables. Certains d'entre eux, "cadres moyens âgés de vingt-cinq à quarante ans", se font les greffiers de la société libérale, comme Flaubert, lorsqu'il écrivait Madame Bovary, se désespérait de la modernité du Second Empire.
Quelle erreur ce serait pourtant de croire que le vaste monde va comme Monsieur-tout-le-monde croit qu'il va ! L'Université, la recherche, la discipline qui porte en elle le présent et qu'on appelle l'histoire, n'ont pas produit que des parcours désenchantés. Surtout, le fossé qui sépare les générations n'est devenu béant que lorsque le passé tout entier, jugé contaminé, a été récusé, voire renié : ce ne fut pas toujours le cas, loin s'en faut. Fort éloignés l'une de l'autre, deux revue d'histoire, les Cahiers Georges Sorel et Genèses le disent chacune à leur manière. Nés en 1983, les Cahiers, aujourd'hui Mil neuf cent, se veulent l'expression, au tournant du siècle, d'une culture dominée dont se réclama le syndicalisme révolutionnaire : l'autre gauche était au pouvoir, pas pour longtemps... »
9 janvier 2009 : La pensée coloniale (colloque) [28/11/2008] - Auteur : willy
La Pensée coloniale 1900 Colloque organisé par la revue
Vendredi 9 janvier 2009
9h00 – 18h30
University of Chicago Center in Paris,
6, rue Thomas Mann, Paris 13e,
(Métro Bibliothèque F. Mitterrand)
Entrée libre
Programme et intentions
9h00 - 12h30 : Penser le colonialisme
Comment la pensée du colonialisme s’élabore-t-elle au tournant du siècle ?
Présidence : Jacques JULLIARD
- Gilles CANDAR : La gauche coloniale
- Claude PRUDHOMME : Mission et colonisation, une même matrice culturelle pour deux projets impériaux ?
- Emmanuelle SIBEUD : Assimiler et protéger les « indigènes ». Enjeux et logiques au début du XXe siècle.
- Frederick COOPER et Jane BURBANK : « Nouvelles » colonies et « vieux » empires, 1870-1920.
14h00 – 17h30 Penser les colonies
Lieux et acteurs du phénomène colonial
Savoir et représentations
Présidence : Anne RASMUSSEN
- Pierre SINGARAVELOU : Les « sciences coloniales » sous la IIIe République : le moment impérial de l'histoire des sciences sociales ?
- Olivier COSSON : Pragmatique et théorie militaires aux colonies : approche d’un phénomène au tournant du siècle.
- Emmanuelle SAADA : Penser le fait colonial à travers le droit en 1900.
Marges et limites Présidence : Annette BECKER
- Nassima BOUGHERARA : Puissance impériale allemande : un état d’esprit. Colonialistes et colonisés.
- Yaël DAGAN : Les mots du sionisme, retour aux sources.
- Maddalena CARLI : Un imaginaire colonial sans colonies : les pavillons italiens dans l’Exposition coloniale de Paris, 1931.
17h30 – 18h30 : Conclusions (Christophe PROCHASSON) et discussion générale
I n t e n t i o n s
Des études menées dans une perspective d’histoire culturelle du fait colonial ont permis, ces dernières années, de considérer l’impérialisme comme l’une des matrices importantes de la modernité, comme un espace tant matériel que symbolique partagé entre sociétés colonisatrices et sociétés colonisées. Ces acquis peuvent constituer le point de départ d’une réflexion sur l’inscr1ption de la pensée coloniale dans le contexte intellectuel du tournant du XXe siècle, afin de combler une lacune. En effet, plus de trente-cinq ans après la grande synthèse historique de Raoul Girardet (L’idée coloniale en France de 1871 à 1962, 1972), un large tableau de l’histoire intellectuelle du colonialisme reste à faire.
Cette lacune n’est pas le fruit du hasard, elle reflète une difficulté inhérente au phénomène colonial qui ne se prête pas facilement aux tentatives de systématisation, tant l’objet semble échapper à l’analyse. La colonisation et le colonialisme, trop longtemps sans doute abordés sous l’angle de l’événement, intellectuel ou politique, ne constituent-ils pas plutôt un phénomène social et culturel global ? Plus qu’une théorie cohérente, autrement qu’une idéologie, encore moins comme une discipline autonome, le colonialisme prend la forme d’une sensibilité diffuse. Son absence du tableau des grandes théories politiques contemporaines, sa marginalité par rapport aux grandes disciplines scientifiques trahissent une présence souterraine, non avouée et partant plus profonde parce que difficilement cernable.
Nous faisons l’hypothèse que le phénomène colonial est une composante capitale de l’univers intellectuel, scientifique et culturel européen des deux derniers siècles. Par ailleurs, le début du XXe siècle constitue pour le colonialisme (comme pour d’autres mouvements de l’esprit) un moment crucial. Ainsi des études menées ces dernières années suggèrent qu’une certaine prise de conscience, ou pour le moins, une interrogation, se cristallise alors. Le ralentissement de l’expansion européenne et les nouveaux paradigmes qui émergent ou s’imposent au tournant du siècle conduisent divers acteurs à interroger l’évidence supposée de la « possession du monde ». Que penser de cet héritage, vivant mais composite, fruit de temporalités de conquêtes aux finalités divergentes ? Quels sont les exigences et l’avenir de ce symbole contestable et problématique de la puissance nationale voire européenne ? La domination coloniale constitue ainsi un objet de réflexion pour l’époque.
Mais le nouveau rapport colonial au monde n’est pas seulement une préoccupation scientifique, théorique. Il pose en particulier la question fondamentale de son impact sur les identités européennes et extra-européennes. Comment la « pensée coloniale », nébuleuse que l’on suppose aussi hétérogène que son objet, fait-elle face à la tâche ardue de concevoir un espace colonial à la fois global et discontinu, qui modèle les identités (régionales, nationales, continentales) et donc les cultures ? Peut-on parler d’un espace culturel mondial à son sujet, un espace dont l’étendue comme la profondeur sont encore largement inexplorées ? Conçoit-on alors, cherche-t-on à prendre la mesure de l’interpénétration entre colonisés et colonisateurs qui sous-tend la domination elle-même ?
Loin de la problématique de la mémoire – trop chargée idéologiquement – et des lectures moralisantes du phénomène, alors que le colonialisme fait l’objet de nombreux colloques et attire l’attention du public, nous proposons de faire place à la fois aux dernières recherches d’histoire intellectuelle sur la question et de traquer les ressorts et motivations de quelques-uns des acteurs très divers de la colonisation (colons ou militaires, fonctionnaires, religieux, mais aussi par exemple visiteurs de l’exposition coloniale) afin de saisir cette dimension diffuse et multiforme du phénomène.
La réflexion s’organisera autour de deux axes majeurs.
La matinée, sous le titre « Penser le colonialisme », sera consacrée à des interventions assez longues s’interrogeant sur l’inscr1ption du colonialisme dans les structures idéologiques ambiantes, telles les courant politiques de gauche et de droite, les églises, ainsi que sur une comparaison entre la pensée coloniale française et britannique.
La seconde partie de la journée, intitulée « Penser les colonies », sera composée de six communication portant sur des études de cas. En premier lieu, il sera question de la construction des savoirs et des représentations du monde colonisé par certains acteurs (scientifiques, militaires, juristes). En second lieu, on s’intéressera à quelques configurations du colonialisme qui représentent des cas limites soit dans leurs pratiques soit dans leur expression (pensée coloniale sans colonies dans le cas de l’Italie fasciste, ou aspects coloniaux du mouvement sioniste).
Nouveautés soréliennes IV, 2007 [01/02/2008] - Auteur : willy
Georges Sorel, Les illusions du progrès. Suivi de L'avenir socialiste des syndicats, présentation de Yves Guchet, Lausanne, L'Âge d'Homme, 2007, 319 p.
Georges Sorel, D'Aristote à Marx. L'ancienne et la nouvelle métaphysique, Éd. Du Sandre, 2007. La première édition a été publiée en 1935.
Édouard Berth, Les méfaits des intellectuels, Paris, Krisis, 2007, 387 p., préface de Georges Sorel, présentation d'Alain de Benoist. La première édition a été publiée en 1914.
« Georges Sorel et le syndicalisme révolutionnaire », dossier de Nouvelle École, n° 57, 2007, textes de Yves Guchet, Philippe Duval, Paul Masquelier, Gian Biagio Furiozzi, Piet Tommissen, Michel Lhomme, Édouard Berth et Georges Sorel ("Le syndicalisme révolutionnaire", 1905).
Nouveautés soréliennes III, 2007 [19/12/2007] - Auteur : willy
Vient de paraître :
Georges Sorel, Étude sur Vico et autres textes,
présentés et annotés par Anne-Sophie Menasseyre,
Paris, Honoré Champion, 2007, 269 p..
En 1896, Sorel publie une longue "Étude sur Vico". Jusqu'à la fin de sa vie, il ne cesse de se référer au philosophe napolitain, rendu célèbre par la traduction de Michelet, mais dont seule une note de Marx dans le Capital rappelle encore l'importance fin XIXe. Si Sorel en vient à Vico via Marx, il cherche, en lisant Vico, à approfondir ce que Marx donne à penser, les fondements métaphysiques d'une authentique science sociale. Son essai présente ainsi un triple intérêt : celui d'examiner un problème interne à la Science nouvelle, la coexistence de la Providence et du "faire" des hommes, celui d'engager une réflexion critique sur le matérialisme historique, et sur ce qui le distingue radicalement de tout idéalisme, assumé ou non ; celui enfin de demander en quel sens les hommes font leur histoire, s'ils la font.